O colombes en pleurs sur les branches de l'âme
Arrosez ces branches de vos lamentations
Qui feront germer à l'aide de vos larmes
D'autres branches supportant vos supplications

O larme ! qui se tord de souffrance, de douleur
Dans le creux de ma paupière inférieure
Bondis hors de ta couche sans chaleur
Vide et abandonnée, sans visiteur
Saute ! et révolte-toi avec ferveur !
Remplis ta coupe de tes larmes
Exalte-toi de tes propres larmes
Prépare-toi à méditer sur ces amants lointains
Car demain... Vous serez à nouveau réunis
Et demain... Seront tes retrouvailles
Avec ces cœurs durcis par la bataille

Que ta prière soit le chant sacré du silence
Un culte de chuchotement dans l'alliance
Rituel approchant le mirhab de l'œil en l'effleurant
Pour tous les exilés, espoir de clémence
Et pour tous les maudits, retour et espérance
O ! belle captive de la langueur et de la nostalgie
je n'ai personne d'autre à part toi,
Compagnon de mon oreiller
Tu t'es posée un jour sur ma blessure
Et te voilà sultane de ma déchirure
Sadique tu as été... et sadique tu es devenue
Prenant ton plaisir… et te réjouissant en m'égorgeant
O nuits ! qui savourez mes profondes tortures
Effacez-vous de mon existence obscure
Aujourd'hui viendra une aube nouvelle
Qu'aucune nuit n'a précédée
Une fierté immortelle
Une victoire méritée
Et une poitrine décorée... Brillant de mille colliers
de roses écloses qui s'exposent
Dans l'apothéose.

"Des idées et des mots remède à nos maux", dec 2006  
A. ELMOUDNI, Traduction Abbassia NAIMI

  

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