Waridat at tih - Fantasme

 

Disparaissez ! Ô rayons du couchant dans les lueurs du levant
Car la matrice est votre caveau .. et le berceau votre tombeau
Et le cri de la naissance.. est la douleur de ta décadence.

Roucoulez dans les oreilles des sourds, Ô rossignols du chant.
Car toi .. et toi, seuls les muets sont avec toi parlant
A part les aveugles, nul n'aperçoit ton ombre transparaîssant.

Brûlez ! Ô feux des ténèbres dans la rosée de l'aube
Et promène-toi dans notre secteur, Ô nuage de la terre
Car jamais, tu ne pourrais toucher les sables du firmament.

Excusez mon intrusion,
Ô vagabonds des poèmes des courtisanes
Et pardonnez mon péché,
Ô trafiquants de la religion des pommiers
Et ne me condamnez pas,
Ô trainards du trône des mûriers

Et rappellez-vous que je partirais là-bas
Ce jour... ou dès demain.. ou avant ce jour que l'on appelle hier
Point de salut après la séparation..

Ni d'adieu avant les retrouvailles.

 

"Des idées et des mots remède à nos maux", dec 2006           
Abdeslam ELMOUDNI, Traduction : Abbassia NAÏMI         

 

 


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